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Juin 2009

Juin 2009

Soirée des voeux 2009

Les nouveautés de la Chambre

Paris, 21 janvier 2009,

S.E. Georges Santer ambassadeur de Luxembourg en France Les salons de la résidence de l'ambassade de Luxembourg en France
Photo de gauche : S.E. Georges Santer ambassadeur de Luxembourg en France.
Photo de droite :
Les salons de la résidence de l'ambassade de Luxembourg en France
Evelyn Gessler, présidente de la CCBL
Evelyn Gessler, présidente de la CCBL

La soirée des vœux de la Chambre de Commerce Belgo-Luxembourgeoise en France s’est tenue sous le haut patronage de S.E. Georges Santer, ambassadeur du Grand-Duché de Luxembourg, et de S.E. Baudoin de la Kethulle de Ryhove, ambassadeur de S.M. le Roi des Belges.

Plus d’une centaine de personnes étaient réunies dans les salons de la résidence de l’ambassadeur du Grand-Duché de Luxembourg, parmi lesquelles S.E. Jean Pastorelli, ambassadeur de Monaco, S.E. Maxuma Kerclava, ambassadeur de Georgie, et Charles Million, ancien ministre.

Représentant permanent auprès de l’OCDE, délégué permanent auprès de l’Unesco et ambassadeur du Grand-Duché de Luxembourg à Monaco et en France, S.E. Georges Santer s’est livré à un petit historique de la résidence en soulignant chaleureusement qu’elle « serait toujours ouverte aux amis du Luxembourg. » Il a salué le dynamisme d’Evelyn Gessler qui œuvre aux intérêts et à l’excellence des entrepreneurs belges et luxembourgeois en France.

Après quelques réflexions sur la crise, la présidente de la Chambre a évoqué l’accord de coopération signé avec la CDE — Chambre de Développement Economique de Monaco. Premier accord de ce type signé par la CCBL depuis 120 ans, il est, pour Evelyn Gessler, le fruit d’une longue histoire entre Monaco et la Belgique ; deux terres qui ont partagé la destinée d’un certain Charles Quint…

La Présidente a ensuite présenté le programme général des manifestations qui seront organisées par la CCBL en 2009. Parmi elles : la remise d’un prix du Manager de l’Année belge et luxembourgeois en France, avec le concours du groupe Roularta et de ses magazines Trends et Trends Tendance en Belgique, de l’Expansion en France et d’Agefi au Luxembourg.

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Photo de gauche : Charles Million, Evelyn Gessler, S.E. Georges Santer.Photo de droite : Comte et comtesse Werner de Borchgrave, Laetitia d'Ursel, Evelyn Gessler, Michel Didischeim

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Madame Georges Santer, S.E. Baudouin de la Kethulle de Rihove et Madame, Maxime Jadot, président du directoire de Fortis France

L’innovation et la technologie seront également à l’honneur. D’abord avec des journées Biotech autour de leaders mondiaux. Et en septembre, avec une manifestation de prestige autour de deux grandes entreprises belges actives en France, Solvay et Umicore, deux entreprises fortement engagées dans la recherche sur les technologies propres, les matériaux innovants et le développement durable. Solvay est partenaire principal de Solar Impulse, dont le défi technologique vise, à l’horizon 2010, de faire le tour du monde en étapes avec un avion solaire. Umicore, elle, soutient la Umicore solar team, une équipe d’étudiants ingénieurs de la K.U.L., qui conçoivent et promeuvent une voiture solaire.

Ces deux entreprises ont également lancé la joint venture Solvicore en 2006, pour développer et produire la technologie essentielle des piles à combustible.

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De g. à dr. : S.E. Maxuma Kerclava, ambassadeur de Georgie en France, Madame Georges Santer, S.E. Jean Pastorelli, ambassadeur de Monaco en France

Quant à l’industrie cinématographique, elle sera célébrée via le mécanisme du Tax shelter et du satellite luxembourgeois.

Toutes ces manifestations visent à remplir une des missions de la CCBL : être l’expression et le reflet de la réussite et de la vitalité de ses membres, et des forces vives de Belgique et du Luxembourg en France.

Et la Présidente de conclure : « j’ai commencé en disant que cette année serait difficile. Je terminerai en vous disant qu’elle sera passionnante. »

La crise : conversation avec Eric Duval de la Guierce

La crise : conversation avec Eric Duval de la Guierce président du directoire d’Aviva Investors France[1] lors du dîner du conseil d’administration de la CCBL au Yacht Club de France

Paris, 10 février 2009,

La crise - 1
Eric Duval de la Guierce

Invité par la présidente du conseil d’administration de la CCBL à livrer son analyse de la crise, Eric Duval de la Guierce a choisi de revenir à un passé récent. En 1998. Cette année-là, suite aux crises asiatique et russe, le célèbre hedge fund LTCM se trouve au bord de la faillite. Cet hedge fund, géré, entre autres, par quatre Nobel d’économie considérés comme des génies de la modélisation financière, affichait des performances stupéfiantes avec un effet de levier de 650… (Aujourd’hui, l’effet de levier est de 12). Le cas LTCM a été un détonateur, et son sauvetage a évité au système bancaire mondial de sombrer dans la catastrophe. Rétrospectivement, il est révélateur de la crise actuelle.

Comment définir la crise d’aujourd’hui ?

Le paradoxe, pour Eric Duval de la Guierce, c’est que la crise que nous traversons n’est pas une crise économique mais une crise de confiance, ou plutôt « d’absence de confiance », qu’il définit comme la « méfiance de tout ». Consommateurs, banques ou investisseurs : la suspicion est générale. La consommation stagne, le crédit ne circule plus. L’économie est paralysée.

Comment en est-on arrivé là ?

« La responsabilité est collective ». Eric Duval de la Guierce rappelle qu’en 1999, aux Etats-Unis, la loi sur la modernisation financière a abrogé la loi Glass-Steagall. Pour mémoire, cette loi, instaurée en 1933 par Franklin-Roosevelt, visait à éviter la spéculation financière qui avait conduit au jeudi noir de 1929. Elle rendait incompatibles les métiers de banque de dépôt et de banque d’affaires. La suppression de « cette règle de bon sens » a été une grave erreur. Qui se chiffre aujourd’hui à une perte de 1400 milliards de dollars.

Aujourd’hui, dans quoi investir ?

La difficulté actuelle, « c’est que chaque classe d’actifs est polluée. » Le marché des obligations n’est pas attractif parce que les taux sont actuellement à la baisse. Le marché des actions est risqué. L’immobilier peut encore être intéressant. Quant à la gestion alternative, c’est à dire les hedge funds, dont les produits financiers sont responsables de la crise actuelle, ils sont proscrits.

La responsabilité et le sauvetage des banques

Pour Eric Duval de la Guierce, la responsabilité des banques et leur changement de comportement depuis une dizaine d’années sont patents. Alors que le marché attendait 10 à 15 % de retour sur fonds propres, celles-ci ont accru le risque en visant des retours de 20 à 25 %. Ainsi les banques se sont lancées dans une quête éperdue des profits en s’arrachant les meilleurs traders à prix d’or. Le cas des LBO (Leverage Buy Out) illustre bien ce laxisme : on a laissé racheter des entreprises détenant 80 % de dettes, remboursables à l’infini, dettes qui ont été recédées à certains assureurs…
Eric Duval de la Guierce évalue le sauvetage des banques à 2000 milliards de dollars. Et il fait observer que sur les 1400 milliards de pertes dues aux subprimes, seuls 900 milliards ont été pour l’heure provisionnés.

Et l’Europe ?

« L’euro est un acte politique ». Ce qui signifie qu’il est impossible de présager du comportement des Etats membres de la zone euro face à un scénario catastrophe. Si un pays était au bord de la faillite, la solidarité européenne se manifesterait-elle ? Ou assisterait-on à un repli sur soi de chaque nation ? Quant à la capacité d’encaisse de l’Union européenne, Eric Duval de la Guierce met en exergue que « les réserves de la Banque centrale européenne, société privée, ne sont pas illimitées comme celles de la FED aux Etats-Unis ».

Quelles sanctions ?

Face à l’évocation de l’impunité de certains acteurs de la crise, Eric Duval de la Guierce a avoué sa perplexité. Il a rappelé qu’il n’existe aucun organisme de contrôle européen des institutions financières et que les Etats membres y semblent réticents. Quant aux recommandations du Comité de Bâle, il a fait observer que Bâle II avait finalement relâché la contrainte sur la régulation financière. Et avec la technique de la titrisation, les créances ont été déplacées hors des banques. « Les ratios prudentiels ont sauté. » Ce qui s’est traduit par une « incitation à la débauche », une dérive, « dont nous sommes collectivement responsables. »

Comment sortir de la crise ?

« Nous sommes face à une crise majeure, peut-être aussi grave que celle de 1929. » Et dans ces circonstances, le plus important, souligne Eric Duval de la Guierce, « c’est de retrouver des règles du jeu différentes ». Ce qui prendra du temps, car la mise en place de ces nouvelles règles exige l’instauration d’une gouvernance mondiale.

[1] Avec 69,6 milliards d’euros d’actifs gérés, Aviva Investors France, filiale du groupe Aviva, compte parmi les 10 premières sociétés de gestion d’actifs en France. Elle gère les fonds d’Afer et d’Afer Europe dont Marc Vrijman, administrateur de la CCBL, est président.

Implantation commerciale : les atouts de Bruxelles

Déjeuner rencontre à Paris avec Charles Piqué, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale

Paris, 16 mars 2009,

Implantation commerciale - 1
Charles Piqué

Initié à la demande du Ministre-Président de la région Bruxelles-Capitale, ce déjeuner rencontre organisé par la CCBL, a été l’occasion de présenter les atouts de Bruxelles en matière d’implantation commerciale. Charles Piqué a d’abord rappelé que la Région représente une zone de chalandise estimée à trois millions de consommateurs. Quant à Bruxelles, 3e ville au monde en termes d’organisation de réunions internationales, elle concentre sur son territoire un public international disposant, pour sa grande majorité, d’un pouvoir d’achat plutôt élevé. Autre atout majeur de la ville pour de nombreuses enseignes étrangères : sa fonction de marché test aussi bien pour les marchés de l’Europe du Nord que de l’Europe du Sud.


Pierre-Yves Bolus, de l’agence Atrium en charge du développement commercial de Bruxelles est également intervenu.

Parmi les invités, on relevait, entre autres, François Blancart et Philipppe Druart du Crédit Foncier, Dominique Giraudier du Groupe Flo, Erwann Ludot de Monceau Fleurs, Isabelle Alart de MIM-New-look et Antoine de Broglie de STAM.

Marc Loos, attaché économique et commercial, représentait la Région de Bruxelles-Capitale en France.

Autour de sa présidente Evelyn Gessler, la CCBL était représentée par Frédéric Freymann, vice-président, et Anne-Françoise Nothomb, directrice.

Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express

Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express, premier invité des « Rencontres avec le 4e pouvoir » organisées par la CCBL à Paris

Paris, 23 avril 2009,

Christophe Barbier - 1
De gauche à droite : Jean-Pol Baras, France Roque, Christophe Barbier, Evelyn Gessler, Jacques De Decker et S.E. Jean Pastorelli.

Christophe Barbier, directeur de la rédaction du magazine L’Express a inauguré le 23 avril dernier le nouveau cycle de déjeuners-conférences organisés par la CCBL. Son intervention a été organisée grâce à Amid Faljaoui, administrateur de la CCBL et directeur des magazines francophones du groupe belge Roularta, dont dépendent en France L’Express et L’Expansion. Les “Rencontres avec le 4e pouvoir” auront lieu au siège de la Délégation Wallonie-Bruxelles que Jean-Pol Baras, délégué de Wallonie-Bruxelles en charge des Relations diplomatiques avec la France et avec les Organisations internationales basées à Paris, nous met à disposition.

Interpellé par Jacques De Decker, Secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, Christophe Barbier a d’abord axé son intervention sur son travail de journaliste. En réponse à Jacques De Decker qui soulignait combien le plaisir de la pensée, la verve et l’effet théâtral était caractéristique de son style, le normalien, passionné de théâtre, et qui n’hésite pas à monter sur les planches, s’est d’abord défini comme un traducteur du « théâtre du monde ». Une traduction qui l’oblige à un véritable travail intérieur, « une sorte de discipline sportive ». Et de citer une phrase de Jean-Jacques Servan-Schreber : « dire la vérité telle que nous la croyons ».

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Photo de gauche : Christophe Barbier.
 Photo de droite :  Jacques De Decker.

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De gauche à droite : Adelin Rémy, administrateur de la CCBL, président d’AGEFI Luxembourg, S.E. Jean Pastorelli, ambassadeur de Monaco en France.

La discussion s’est ensuite poursuivie sur la profonde mutation engendrée par le développement de l’Internet. Pour Christophe Barbier, le journal papier et le journal en ligne, loin de s’opposer, se complètent : le papier serait « la bougie » et l’Internet « l’électricité » ; le premier étant plus propice à la réflexion, le second offrant une réactivité incomparable. Et l’Internet peut permettre aux journaux de trouver, en plus des produits dérivés comme les Dvd, leur rentabilité grâce aux services payants ou accès réservés en ligne aux abonnés.

En guise de conclusion, Christophe Barbier a livré sa vision de la crise économique qu’il qualifie de « révolution ». Une révolution qui relève plutôt de l’univers de la tragédie grecque ou des pièces de Shakespeare, mais une révolution qui augure d’un monde nouveau.

« Rencontres avec le 4e pouvoir »

Ces rencontres sont des déjeuners-conférences organisés par la CCBL autour d’une personnalité du monde des médias de nos trois pays, interpellée par une personnalité belge ou luxembourgeoise. Axel Duroux, président du directoire de RTL France, sera interpellé par Philippe Delusinne, administrateur délégué de RTL Belgique le 5 juin prochain.

Parmi les invités qui ont participé à cet événement dans le cadre somptueux de la Délégation générale de la Wallonie-Bruxelles à Paris, on notait la présence de S.E. Jean Pastorelli, ambassadeur de Monaco en France, S.E. Mamuka Kudava, ambassadeur de Georgie en France, Adelin Rémy, président d’Agefi Luxembourg, France Roque du Nouvel Observateur, Pascal Meier, de la Chambre de Développement économique de Monaco et Maximilien de Watteville, président de la Chambre de commerce suisse en France.

La CCBL était représentée par Evelyn Gessler, présidente, Frédéric Freyman, vice-président, et Anne-Françoise Nothomb, directrice.

La Suède à l’honneur

Le premier « Ambassador’s lunch » de la CCBL et de la Chambre de Développement économique de Monaco s’est tenu le 3 juin au Cercle de l’Union Interalliée à Paris

Paris, 3 juin 2009,

La Suède à l’honneur - 1 La Suède à l’honneur - 2 La Suède à l’honneur - 3 La Suède à l’honneur - 4
1: Evelyn Gessler, présidente de la CCBL
2 : (de g. à dr.) Christine Flobert-Poli, SAP, Jean-Louis Nenert, Nénert & Associés, les administrateurs de la CCBL Martin Heyse, BNP Paribas, et Anouk Darcet-Felgen, BMH Avocats
  3: Jean-Paul Hordies, administrateur de la CCBL avocat Koan
4 : S.E. Gunnar Lund, ambassadeur de Suède en France

En recevant S.E. Gunnar Lund, ambassadeur de Suède en France, la CCBL a souhaité honorer la présidence suédoise de l’Union européenne qui débutera le 1er juillet prochain.

Dans la présentation qu’il a faite de notre invité, S.E. Jean Pastorelli, ambassadeur de Monaco en France, a qualifié son collègue suédois « d’Européen de terrain », soulignant combien, en plus d’une carrière diplomatique et politique, Gunnar Lund possède une solide expérience des institutions européennes.

Dans un français remarquable, l’ancien ministre et négociateur en chef pour la Suède des traités d’Amsterdam et de Nice, a axé son discours sur les priorités de la Présidence suédoise. Il a rappelé combien cette présidence sera décisive pour l’Europe car elle intervient dans un contexte de crise très particulier : crise économique et financière mondiale, crise institutionnelle et constitutionnelle de l’Union, et crise climatique et énergétique. Les priorités de la Présidence suédoise se concentreront sur la crise financière et la lutte contre les changements climatiques.

Concernant le programme lié à la crise économique, la Suède va chercher à mettre en place des systèmes de régulation et de supervision des marchés financiers à l’échelle européenne. Un défi pour Gunnar Lund, car si la France, l’Allemagne et la Suède partagent cette conviction, d’autres pays y sont réticents. La Suède veillera aussi à lutter contre la tendance protectionniste et nationaliste de certains pays membres qui, dans un contexte de crise, semblent oublier la solidarité européenne. « Il faut préserver le marché créé ensemble et non les emplois nationaux », au risque de fragiliser l’Union européenne qui pourrait se trouver affaiblie à la sortie de la crise. « On empêchera cette dérive», a promis Gunnar Lund, « car les Suédois sont des libre-échangistes farouches. »
Deuxième gros chantier en perspective de la présidence suédoise : la préparation de la conférence sur les changements climatiques qui se tiendra à Copenhague en décembre prochain. Pour aboutir à un accord climatique global, qui définira l’après-Kyoto, Gunnar Lund compte sur le soutien des Etats-Unis et de l’administration Obama pour mobiliser la Chine, l’Inde et la Russie, contre le réchauffement climatique.

La Suède à l’honneur - 5 La Suède à l’honneur - 6 La Suède à l’honneur - 7
De g. à dr. : S.E. Jean Pastorelli, ambassadeur de Monaco en France, S.E. Gunnar Lund, ambassadeur de Suède en France et Mamuka Kudava, ambassadeur de Georgie en France.

Dernier point, la crise institutionnelle de l’Union. Dans ce domaine, « les incertitudes sont énormes ». Il est pour l’heure impossible de savoir sur la base de quel traité — Nice ou Lisbonne —, la nouvelle Commission entrera en action. Le vote des Irlandais en octobre sera déterminant. Néanmoins, les Suédois sont soucieux de proposer des solutions à l’Europe pour qu’elle puisse sortir renforcée de cette crise ; une politique indispensable pour regagner la confiance des citoyens eurosceptiques et prouver à l’Europe et au Monde que l’Union européenne est incontournable.

Enfin, les Suédois souhaitent mettre sur pied, à l’instar de l’Union pour la Méditerranée, la Stratégie de la mer Baltique et Gunnar Lund de résumer l’ambition des six mois de la Présidence suédoise par une boutade : « les Suédois sont modestes, ils vont sauver l’économie mondiale et sauver la planète ! »

S.E. Gunnar Lund

En 2002, Gunnar Lund est ministre chargé des Affaires économiques internationales et des Marchés financiers au ministère des Finances suédois. Ancien secrétaire d’Etat aux affaires européennes, il a également été ambassadeur à la Représentation permanente de la Suède auprès de l’Union européenne qu’il a présidée pendant la première présidence suédoise de l’Union européenne. Il fut négociateur en chef pour la Suède lors des conférences intergouvernementales de négociation des traités d’Amsterdam et de Nice. Après avoir été nommé ambassadeur de Suède aux Etats-Unis en 2005, il a présenté ses lettres de créances au président de la République française en novembre 2007. Il représentera bientôt la Suède au titre d’ambassadeur de Suède à Monaco.

Les « Ambassador’s lunchs »

Initiative de la CCBL sous les auspices de l’ambassade de Monaco en France, les « Ambassador’s lunchs » sont un nouveau cycle de déjeuners-conférences. Par la présentation du rayonnement et des atouts économiques du pays invité, le but est de favoriser les échanges et les partenariats économiques. 

Parmi les invités à cette réception, signalons la présence de S.E. Mamuka Kudava, ambassadeur de Georgie en France, René Marty, chef de la Mission économique de l’Ambassade de France en Belgique, et France Roque du Nouvel Observateur.

Autour d’Evelyn Gessler, présidente, la CCBL était représentée par Christian Van Dorpe, président d’honneur, et ses vice-présidents Claude Brasseur, Anouk Darcet-Felgen, Frédéric Freymann, Philippe Lhomme, et par Anne-Françoise Nothomb, directrice, et Patrice Congratel, conseiller de la présidente.

Radio numérique et traçabilité de l’information : l’avenir de la radio

Axel Duroux, président du directoire de RTL France vient d’être nommé à la direction générale de TF1. Le 5 juin dernier, il était l’invité de la 2e « Rencontre avec le quatrième pouvoir » de la CCBL à Paris.

Paris, 5 juin 2009,

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De g. à dr. : Axel Duroux, président du directoire de RTL France, Philippe Delusinne, administrateur délégué de RTL Belgique

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Le théâtre de l’hôtel de Wignacourt
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Après Christophe Barbier, directeur de la rédaction du magazine L’Express, l’élégant théâtre de l’hôtel de Wignacourt, siège de la délégation Wallonie-Bruxelles à Paris, a accueilli Axel Duroux, encore président du directoire de RTL France. Comme lors de notre premier rendez-vous, c’est un Belge — cette fois, Philippe Delusinne, administrateur-délégué de RTL Belgique —, qui a interpellé notre invité.

Philippe Delusinne a d’abord présenté Axel Duroux comme un véritable leader, qui a fait de RTL la première radio de France. Alors que la station connaissait un problème de pyramide des âges de son personnel, il a réussi, en quatre ans, « dans un climat d’humanité », à hisser RTL à la première place des audiences radio, avec 7 millions d’auditeurs par jour, et 2 h 30 d’écoute moyenne par auditeur. Ce succès tient, pour Axel Duroux, « à l’adaptation de la station aux changements du mode de consommation du public ». Avec la multiplication de l’offre, il a fallu « rendre les grilles plus lisibles ». Aujourd’hui, RTL est surtout associée dans l’opinion, à une radio d’information et de grands débats ou rendez-vous politiques comme Le Grand jury ou l’interview matinale de Jean-Michel Aphatie.

Axel Duroux avait donc choisi de s’exprimer sur l’enjeu essentiel des médias dans un avenir proche : la traçabilité de l’information. Un exemple : une information majeure diffusée par un média connu pour son professionnalisme — RTL ou CNN —, n’est pas créditée de la même valeur que si elle est diffusée par un média inconnu. Pour Axel Duroux, dans le village mondial et la jungle de l’Internet, « l’instauration d’un label de qualité et d’un code déontologique devraient entraîner l’affirmation des médias les plus intéressants et les plus sérieux aux dépens des média low cost. »

Forte de 130 journalistes francophones, RTL a le souci de garantir la traçabilité de son information, pour maintenir sa crédibilité et son audience. D’autant que la radio est loin d’être un média du passé. Elle possède toujours des avantages incomparables par rapport à la télévision ou la presse papier. Et tout d’abord son immédiateté. Axel Duroux rappelle que faute d’images, les radios ont été les premières à diffuser l’information de la disparition de l’Airbus A330 d’Air France.

Autres avantages de la radio : sa gratuité, et le fait que ce soit le seul média qui permette de faire deux choses à la fois. On peut choisir d’écouter la radio en conduisant ou en travaillant sur son ordinateur…

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De g. à dr. : Evelyn Gessler, présidente de la CCBL et Maximilien de Watteville, président de la CCSF, Jean-Pol Baras, délégué Wallonie-Bruxelles en charge des Relations diplomatiques avec la France, Amid Faljaoui, administrateur de la CCBL et directeur des magazines francophones du groupe belge Roularta

Pour Axel Duroux, l’avenir de la radio a de beaux jours devant elle. Car comme la télévision, la radio va basculer vers le numérique. En 2012, tout appareil devra posséder un récepteur numérique (autoradio, baladeur, téléphone mobile… ). Les avantages de cette radio numérique ? Une meilleure qualité de son et la possibilité d’une écoute en différé. Par simple pression d’un bouton, il sera possible de mettre l’émission en cours en pause pour en reprendre ensuite le fil. Des informations autres que du flux audio, comme du texte ou des images, seront également transmises. Et toutes sortes de services interactifs seront proposés, services générateurs de recettes supplémentaires pour les radios privées.

Quant à l’avenir des radios musicales aujourd’hui en chute libre, Axel Duroux reste confiant. Elles devraient, grâce à la radio numérique, « retrouver l’audience des plus jeunes qui se sont détournés du transistor analogique pour aller vers l’Internet ».

La radio ? Un média d’avenir. Résolument. Parce que c’est aussi, pour Axel Duroux, le seul média qui « parle à l’âme, à l’intérieur de soi » et qui laisse l’auditeur libre. La richesse de la langue française en témoigne : c’est un média « qui peut s’entendre ou s’écouter. »

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En écho au choix d’Axel Duroux d’axer son intervention sur la traçabilité de l’information, Jean-Pol Baras, délégué de Wallonie-Bruxelles en charge des Relations diplomatiques avec la France et avec les Organisations internationales basées à Paris, s’est livré à un petit historique de l’hôtel de Wignacourt, qui abrite la Délégation, et du boulevard Saint-Germain où il est situé. Car ces lieux sont une trace… des grands travaux haussmanniens qui ont été réalisés dans le sillage des Expositions universelles de Paris. Percée à partir du carrefour Bac-Raspail jusqu’à l’Assemblée nationale, la prolongation du boulevard Saint-Germain répond à la demande de Napoléon III qui souhaitait offrir à la rive gauche une grande artère symétrique à la rue de Rivoli. L’hôtel de Wignacourt a été édifié en 1869.

 

Axel Duroux

Ancien journaliste à l’agence SIPA et journalise à La Cinq, Axel Duroux a été président de Fun Radio et de RTL2 de 1995 à 2000, puis PDG de Endemol Development et vice-président de Endemol France. Nommé conseiller auprès de la Direction générale de RTL Group à Luxembourg en novembre 2004, il a la responsabilité du groupe RTL en France depuis 2005.

Axel Duroux a été nommé le 15 juin dernier Directeur général du groupe TF1.

« Rencontres avec le 4e pouvoir »

Ces rencontres sont des déjeuners-conférences organisés par la CCBL autour d’une personnalité du monde des médias de nos trois pays, interpellée par une personnalité belge ou luxembourgeoise. Ainsi, Christophe Barbier, directeur de la rédaction du magazine L’Express a été interpellé par Jacques De Decker, Secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique

Parmi les invités réunis autour d’Evelyn Gessler, on notait la présence de Dominique Frachon de l’Agence française des investissements, Marnix Galle de Allfin et administrateur de la CCBL, Roland Teixeira de Mattos de General Electrics, Maximilien de Watteville, président de la Chambre de commerce suisse en France, et Elisabeth Cardoso, premier conseiller de l’ambassade de Luxembourg en France.

La CCBL était représentée par sa présidente Evelyn Gessler, et ses vice-présidents Amid Faljaoui, Frédéric Freymann et Philippe Lhomme ainsi que par Anne-Françoise Nothomb, directrice, et Patrice Congratel, conseiller de la présidente.

Les atouts de la fiscalité belge pour les investisseurs français

Forum organisé par CMS Bureau Francis Lefebvre, CMS DeBacker, en collaboration avec la CCBL, le 9 juin à Neuilly-sur-Seine

Neuilly-sur-Seine, 9 juin 2009

Les atouts de la fiscalité belge - 1 Les atouts de la fiscalité belge - 2 Les atouts de la fiscalité belge - 3
De g. à dr. : maîtres Grégoire Didier, François Hellio, Bruno Orban

"La Belgique est un petit pays, alors elle doit faire preuve d’imagination pour attirer les investissements sur son sol” résumait, en préambule de son intervention, Bruno Colmant, le père de la “déduction pour intérêts notionels”, la grande mesure fiscale favorable aux entreprises en Belgique. Une mesure qui a eu un impact gigantesque : grâce à elle, 30 milliards d’euros ont été apportés par l’étranger au royaume.

Déduction pour capital à risque, instauration de nouvelles conventions fiscales ou incitants fiscaux en matière de R&D : le forum visait à faire découvrir aux investisseurs français, les différentes mesures prises depuis quelques années par le gouvernement belge, pour promouvoir la compétitivité du royaume sur la scène fiscale internationale.

Les participants à cette rencontre ont eu le privilège de voir exposer ces différents points par des spécialistes de tout premier choix : des avocats du grand cabinet d’affaires CMS Bureau Francis Lefebvre et du cabinet CMS DeBacker. Organisé par François Hellio, avocat associé CMS Bureau Francis Lefebvre, et Didier Grégoire, avocat associé CMS DeBacker, le forum était présidé par Melchior Wathelet, ancien vice-Premier ministre de Belgique, ancien juge et professeur de droit. De son côté, la CCBL avait invité un de ses administrateurs, Bruno Colmant, président d’Euronext Brussels et docteur en sciences de gestion, à intervenir.

Après une présentation des divers orateurs et des thèmes abordés par François Hellio et Melchior Wathelet, Evelyn Gessler a détaillé les diverses activités de la CCBL à la centaine de personnes présentes. Elle a souligné combien la CCBL était heureuse de collaborer à ce type de manifestation qui favorise les échanges entre nos pays.

Les atouts de la fiscalité belge - 4      Les atouts de la fiscalité belge - 5
De g. à dr. : Melchior Wathelet, Bruno Colmant

L’avocat fiscaliste CMS DeBacker, Bruno Orban a d’abord commencé par donner un large aperçu de la fiscalité belge favorable aux entreprises et aux particuliers ; une présentation synthétique qui visait à offrir au public une vision exhaustive des spécificités belges.

Bruno Colmant est ensuite intervenu sur la fameuse “déduction pour intérêts notionnels”. Et pour cause : notre membre était chef de cabinet du ministre des Finances belge quand la mesure a été inventée.

Enfin, Didier Grégoire, avocat associé au pôle fiscal CMS DeBacker, a mis en exergue les avantages fiscaux de la holding belge. Il a souligné combien les conventions internationales signées par la Belgique pouvaient constituer une bonne porte d’entrée vers les marchés asiatiques.

Organisé par François Hellio, avocat associé CMS Bureau Francis Lefebvre, et Didier Grégoire, avocat associé CMS DeBacker, ce forum était présidé par Melchior Wathelet, ancien vice-premier ministre et ministre, professeur de droit à l’Université de Louvain-La-Neuve et Paris-Dauphine, et ancien juge à la Cour de justice des Communautés européennes.

Les intervenants : Didier Grégoire et Bruno Orban, avocats CMS DeBacker, et Bruno Colmant, ancien chef de cabinet du ministre des Finances belge, président d’Euronext Brussels et membre du Conseil supérieur des finances, docteur en sciences de gestion, professeur à l’UCL, aux Facultés universitaires Saint-Louis et à l’ICHEC, et administrateur de la CCBL.

Pour plus d’information et de détails sur les différents points de la fiscalité abordée au forum, nous vous invitons à consulter le compte rendu réalisé par maîtres François Hellio et Bruno Orban sur le site de CMS Bureau Francis Lefebvre :

Site : www.cms-bfl.com/Les-atouts-de-la-fiscalite-belge-pour-les-investisseurs-francais-06-19-2009

Compte rendu Forum fiscalité belge : Télécharger le pdf

22 juin 2009. Pari gagné pour Befimmo

Toutes les actions nouvelles ont été souscrites, dont 91,58 % lors de la première phase de la vente. Le 3 juin dernier, Befimmo ouvrait une souscription publique d’actions nouvelles, avec droit de préférence.

Befimmo - 1
Benoît De Blieck

Cette opération est destinée à renforcer la structure financière de la société en ramenant son ratio d’endettement à 45 % pour les prochains exercices ; un atout pour pouvoir poursuivre sa politique d’investissements dans le centre-ville de Bruxelles, à Luxembourg et Paris.

Rappelons que l’intégration de la Sicafi Befimmo à l’indice phare de la Bourse de Bruxelles a pris effet le 2 mars dernier. Avec une capitalisation portefeuille proche du milliard d’euros, la Sicafi répondait largement au critère d’admission fixé à 572,59 milliards d’euros en décembre.

La surface totale du portefeuille immobilier de Befimmo s’élève à 852 000 m2 qui lui assurent 117 millions d’euros de loyer annuel.

CEO de Befimmo depuis bientôt 10 ans, et administrateur de la CCBL, Benoît De Blieck a mené sa société à un niveau européen en réussissant des opérations majeures. En 2001, la fusion de Cibix a fait passer le portefeuille de Befimmo de 687 à 1047 millions d’euros. Et en décembre 2006, Befimmo remportait 90 % des actions de la SA Fedimmo mises en vente par l’Etat belge, soit un portfolio de 62 immeubles de bureaux.

La valeur du portefeuille de Befimmo s’élève aujourd’hui à 1856,5 millions d’euros.

Un accord de coopération a été signé avec la Chambre de Commerce Suisse en France le 8 juin dernier

Un accord de coopération a été signé avec la Chambre de Commerce Suisse en France le 8 juin dernier

Paris, 8 juin 2009,

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Evelyn Gessler, présidente de la CCBL et Maximilien de Watteville, président de la CCSF

C’est à l’issue d’une assemblée générale de la Chambre de Commerce Suisse en France - CCSF -, qu’un partenariat a été signé entre la CCSF et la CCBL le 8 juin dernier à Paris. Son but est de “promouvoir la coopération entre les entreprises et les institutions économiques, commerciales et financières de leurs pays” ; un objectif qui sera réalisé, entre autres, par le biais d’organisation d’accueil de délégations, et de manifestations conjointes. 

La présidente de la CCBL, Evelyn Gessler, a exprimé son souhait de pouvoir susciter, via ces manifestations, un networking entre les membres des deux Chambres pour générer des échanges et de nouveaux liens.

Elle a annoncé également l’ouverture dans les prochains mois d’antennes régionales de la CCBL en France, à Lyon et Toulouse et à Bordeaux un peu plus tard.

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Photo de gauche : David de Rothschild
Photo de droite (de g. à dr. ): Evelyn Gessler, Maximilien de Watteville, Jacques van Zuylen, directeur général de Bordier Gestion Privée, Pascal Weil, managing director d'Ende

A l’issue du déjeuner, Maximilien de Watteville, président de la CCSF, a donné la parole à David de Rothschild pour une intervention passionnante. Le président du groupe Rothschild était invité à s’exprimer sur le thème de “La voix du bon sens dans un monde de crise”.

Autour d’Eveyn Gessler, présidente, la CCBL était représentée par Christian Van Dorpe, président d’honneur, par ses vice-présidents Claude Brasseur et Frédéric Freymann, Anne-Françoise Nothomb, directrice et Patrice Congratel, conseiller de la présidente.

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