Le festival de danse contemporaine « on marche » au coeur de Marrakech

Le festival de danse Marrakech

Point de rencontre entre les artistes internationaux et ceux du Maroc, le festival « on marche » célèbre 12 ans d’existence en 2017. Cet événement est comme on pourrait le dire, « le bébé » de l’artiste Taoufiq Izeddiou. Cet artiste à la fois généreux et visionnaire a fondé la toute première compagnie de danse contemporaine du Maroc, dans la ville de Marrakech en 2003 voir ici http://cityguide-marrakech.blogspot.com/. Dans la continuité, le festival international « on marche » a vu le jour deux années plus tard, c’est-à-dire en 2005. En 2013, on se souvient de sa très remarquée pièce « Rev’illusion ». Un chef d’œuvre qui combinait les espoirs portés par le printemps arabe, ainsi que les désillusions qui s’en sont suivies. Les quatre danseurs, poings levés, se livrant à des courses et fuites éperdues, les corps frémissant sous l’effet des coups, suivi d’une explosion de pigments de couleur dorée collant à la peau et aux costumes, une succession d’images et de scènes rappelant tous ces événements. La pièce s’est terminée sur le chant final de l’artiste lui-même qui a porté sa voix puissante pour célébrer cette danse à la fois sensuelle et explosive.

Quelles sont les nouveautés 2017 du festival « On marche » à Marrakech ?

Du 11 au 14 mars 2017, Marrakech a accueilli une fois de plus ce festival aux couleurs enchantées. Les rues de la ville ocre étaient animées par les danseurs et les différentes activités programmées à cette occasion. Le point culminant de toutes ces activités était la Médina de Marrakech, sur la place Jemaa el-Fna aux côtés des charmeurs de serpent, lors d’une prestation qui a réuni tous les artistes participants au festival avec Héla Fattoumi et Éric Lamoureux. « On marche » 2017 a été l’occasion de présenter, lors de l’ouverture, et ce en exclusivité au Maroc, Manta, un solo conçu par deux artistes et interprété par Héla Fattoumi. La pièce a reçu un accueil chaleureux du public. Cette pièce fait l’objet de nombreux débats depuis qu’elle a été créée en 2009, ce qui explique qu’elle soit jouée principalement à l’étranger. Même les programmateurs français lui sont quelque peu réticents.

Manta est une pièce qui parle de l’étouffement de la femme. Cette pièce est construite autour du voile intégral et traduit de façon assez dure la façon dont le corps de la femme est étouffé. C’est une pièce magnifique sur le plan de la forme, assez sévère sur le fond. La pièce est prévue au mois de mai à Tunis, durant le festival de danse « Les Rencontres de Carthage » sous la direction de syhem Belkhodja. La programmation du festival « On marche » 2017 à Marrakech, était principalement axée sur la femme et leur rôle dans la création et dans la société. Programmation faite par Taoufiq Izeddiou et Nedjma Hadj Benchelabi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*